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Halte aux Nuisances Aériennes dans le Nord-Ouest Francilien

 
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Tous égaux devant les nuisances aériennes ! [24/01/2010] - Auteur : vdisanzo

Depuis des années, le CIRENA demande la mise en œuvre d’une étude exhaustive des coûts externes du fonctionnement de la plate forme de Roissy.

En effet, si cette plate-forme crée de la richesse et de l’emploi, son fonctionnement à proximité des zones les plus urbanisées de France présente un coût social, sanitaire, environnemental et patrimonial considérable.

Ainsi, la dévaluation du patrimoine de centaines de milliers de Franciliens propriétaires de leur logement acquis au prix d’une vie de travail peut se compter en centaines de millions d’euros.

Le CIRENA estime que les populations du Nord ouest francilien riveraines de Roissy ou survolées doivent recevoir des aides et des compensations pour les nuisances qu’elles subissent et pour la dévaluation de leurs biens.

L’administration a implicitement intégré ce principe puisque les populations vivant dans la zone affectée d’un plan de gêne sonore (PGS) reçoivent, avec parcimonie, des aides à l’insonorisation.

Afin que nul ne soit lésé du fait des nuisances sonores aéroportuaires, le CIRENA demande à l’administration de procéder immédiatement  à un certain nombre de réajustements afin de rétablir le principe d’égalité inscrit dans la constitution :

-Extension des limites du Plan de Gènes Sonores aux limites du Plan d’Exposition au Bruit ;
-Attribution de droits spécifiques aux riverains de la zone D du PEB qui actuellement n'ont que des devoirs. Depuis l’adoption par arrêté inter-préfectoral d’avril 2OO7 du nouveau PEB de Roissy, deux communes des Yvelines sont concernées par la zone D du PEB de Roissy : Saint Germain en Laye et Achères ;

         - Obligation de supprimer les nuisances au-delà de la limite du PEB. Actuellement 127 communes sont concernées par le PEB de Roissy. De nombreuses communes sont très impactées par les nuisances aériennes générées par le trafic de Roissy  bien que située à l’extérieur du PEB ;

         - Réductions des taxes foncières et habitation pour les riverains et survolés des zones PEB et hors PEB souffrant des nuisances aériennes ;

         - Financement de la décote immobilière subie (20% du prix de vente d'après l'étude de Guillaume Faburel) par les riverains et survolés lors de la revente de leur bien alors qu'aucun survol ou projet de survol n'était prévu à l'achat.

- Rachat du logement au prix moyen du département avec une aide au déménagement, des riverains et survolés demandeurs qui se retrouvent sous les rails aériens (méthode Mésange) en zones PEB ou hors PEB.
 
Le CIRENA estime que ce n’est pas à la collectivité à prendre en charge les dépenses occasionnées par la mise en œuvre de ces mesures au coût faramineux car cela s’assimilerait à une double peine pour les victimes des nuisances qui devraient payer avec l’argent de leurs impôts les aides et les subventions auxquelles elles ont droit.

Le CIRENA estime qu’il faut prélever immédiatement sur  ceux qui profitent de la richesse générée par le transport aérien (compagnies aériennes, gestionnaires d’aéroports etc.) le coût énorme de leur  financement.

Ce faisant, l’établissement de la vérité sur les coûts externes du fonctionnement de Roissy aura fait un grand pas.

Le Bureau du CIRENA


Aux candidats aux élections régionales [30/11/2009] - Auteur : vdisanzo

En 2O1O auront lieu les élections régionales. Le CIRENA  (Collectif Interassociatif de Refus des Nuisances Aériennes)  compte bien se servir de ce scrutin comme d’une tribune pour interpeller les différentes listes en compétition et mettre la question des nuisances aériennes au centre du débat politique régional.

Depuis sa création, le CIRENA conteste la volonté  de l’Etat exprimée notamment  dans le Plan d’Exposition au Bruit (PEB) de Roissy ou dans le Rapport Dermagne commandé par le Président de la République (« Pour un développement durable de l’aéroport de Roissy ») de continuer à développer  les capacités de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Il semble impensable en effet de voir passer son nombre de mouvements annuels de 54O OOO actuellement à 75O OOO voir 8OO OOO dans les années à venir.

En effet :

Le coût écologique du transport aérien est insupportable
 Les  nuisances sonores et chimiques engendrées par le trafic sinistrent la vie de millions de Franciliens; ce trafic émet des gaz à effet de serre mais aussi du Nox, des suies et des micro particules. Le bruit et la pollution chimique entrainent une dégradation de la qualité de vie des personnes exposées et ont des conséquences sanitaires évidentes : stress, troubles du sommeil, angoisse, maladies cardiovasculaires etc.

- Son coût économique et social est non quantifié mais considérable
Les tenant du développement de Roissy et du trafic aérien privilégient l’argument économique : ce qui est bon pour Roissy est bon pour l’Ile de France, porte de l’Europe et première région européenne. Roissy crée de l’emploi et de la richesse.

Mais à quel prix !

-  Le développement de l’aérien promeut un modèle de société qui repose sur des coût de transports réduits (ainsi le kérozène n’est pas taxé) mais au coût environnemental et social très élevé : pollutions évoquées plus haut, tourisme de masse destructeur etc.

- Les coût externes du fonctionnement d’un aéroport comme celui de Roissy doivent être pris en considération, ce qui n’est jamais le cas : dépense de santé, dégradation de la qualité de vie, dévaluation du patrimoine, paupérisation de certaines villes. Le Nord-ouest francilien est particulièrement impacté : ainsi le PEB de Roissy affecte 127 communes, la plupart en Ile de France. L’inscr1ption dans le PEB entraine une multitude de contraintes et d’obligations pour les habitants de ces communes. En outre ces nuisances s'étendent bien au-delà de la zone concernée par le PEB puisque les aéronefs en phase d’atterrissage face à l’est survolent l’Ile de France à 900 mètres d’altitude sur des dizaines de kilomètres.

- Une crise de l’industrie aérienne est  envisageable dans la perspective d’une augmentation importante du coût du carburant du fait de la raréfaction des énergies fossiles. Dans ce cas, une région qui aura développé une part importante de son économie autour de cette activité sera sinistrée, des milliers d’emplois seront détruits et le taux de chômage s’envolera.

Les listes en compétition devront donc formuler des propositions à court terme, pour soulager immédiatement  les populations du nord ouest francilien impactées par les nuisances de Roissy (et du Bourget) :

- établissement immédiat d’un couvre feu de huit heures d’affilée sur l’aéroport Roissy Charles de Gaulle (C’est déjà le cas à Orly) ;
- réhaussement immédiat des altitudes de survols des zones urbanisées et modification des procédures d’approche ; il faut mettre fin au scandale des atterrissages par paliers et obliger l’administration à mettre en œuvre les procédures d’atterrissage en descente continue qu’elle teste depuis des années ;
- plafonnement du nombre de mouvements à 5OO OO dans un premier temps sur Roissy ;
Il faut savoir qu’une partie importante du trafic de Roissy est constituée de vol de transit et de fret. Il n’y a aucune justification pour que ces activités se fassent aux portes de la région la plus urbanisée de France au prix des nuisances évoquée plus haut. Plus Roissy se développe, plus il est difficile de mettre un frein à son développement.  Il faut donc le faire maintenant et de manière urgente en transférant une partie des activités de Roissy à Vatry, en développant le  fret ferroviaire etc.

Le CIRENA interpelle dès aujourd’hui les listes en compétition afin qu’elles adoptent ces propositions et s’engagent à tout faire pour qu’elles soient mises  en œuvre si elles se retrouvent  en capacité de diriger la Région.

Le Président du CIRENA
Jean-François MICHEL.


Assemblée Générale [10/11/2009] - Auteur : vdisanzo
Le CIRENA vous convie à son Assemblée Générale Ordinaire Le Mardi 15 Décembre 2009 à 20h30 Salle Eugène Lecorre à Conflans-Sainte-Honorine (Quai Eugène Lecorre, près des piles du pont de la RN 184, direction Andrésy)


FLASH-MOB du Samedi 16 Mai à Roissy CDG [11/05/2009] - Auteur : vdisanzo

Participez à la FLASH-MOB du Samedi 16 Mai 2009 à Roissy CDG, cette FLASH-MOB est un rassemblement simultané dans plusieurs grands aéroports européens : Francfort, Londres, Amsterdam, Bruxelles et Paris dans le but de protester contre l’extension de Roissy CDG et contre les vols de nuit.

Cette action originale, pacifique et festive aura lieu le 16 mai à 11 heures et jouera essentiellement sur le visuel et l’effet de surprise pour capter l’attention des médias français et européens. Un accessoire visuel commun à tous les manifestants sera remis à chaque participant et marquera l’unité de cette « FLASH MOB ».

Rendez-vous TERMINAL 2 Sortie RER - niveau départ à 10h45 précise

Veuillez trouver le descriptif de la FLASH-MOB dans le fichier téléchargeable ci-dessous.


http://teaser.cirena.teaser-hosting.com/download/FLASHMOBCIRENA.pdf

Cordialement


Lettre à la FNAUT [10/04/2009] - Auteur : vdisanzo

Collectif Inter-associatif du Refus des Nuisances Aériennes
Maison de Quartier du Vieux Conflans
4, Place de l’Eglise
78700 Conflans Sainte-Honorine

JF MICHEL
CIRENA

A  Monsieur J. SIVARDIERE
FNAUT (Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports)
              
                                                       Conflans, le 18 mars 2OO9


Monsieur,

Le CIRENA a été crée en 2OO4, pour défendre les populations du nord-ouest francilien atteintes dans leur santé, leur environnement et aussi leur patrimoine par les nuisances aériennes générées par le trafic en provenance et en direction de Roissy CDG

1. Du fait des ses statuts et de son objet, le CIRENA ne s’est pas prononcé sur le trafic aérien en tant que tel. Cependant il en dénonce les nuisances sonores et chimiques, le coût sanitaire, environnemental et patrimonial. Il demande d’ailleurs que l’ensemble de ces coûts externes (ce qu’on peut appeler le passif) soit clairement calculé afin d’établir le bilan réel du fonctionnement de la plateforme.
Le CIRENA émet des doutes sur la notion même de développement durable appliqué au trafic aérien et l’avant projet de « Charte de développement durable de Roissy» préparé par J. Dermagne à la demande du Président de la République n’a fait que les renforcer. Le CIRENA a publiquement fait savoir qu’il ne signerait pas une Charte qui ne retiendrait que les propositions de développement sans tenir compte des desideratas des populations et de leurs associations.

Le CIRENA ne conteste pas l’existence de l’aéroport de Roissy même s’il doute de la pertinence de sa localisation qui oblige les aéronefs à des survols incessants des zones les plus urbanisées de France.

2. Par contre le CIRENA conteste la volonté des pouvoirs publics, aiguillonnés par les  Chambres de Commerce et d’Industrie de développer sans frein la plate-forme de Roissy Charles-De Gaulle.

Au milieu des années 9O, l’Etat, avait promis une limitation du nombre des passagers et la création d’un troisième aéroport dans la Somme. En échange, les populations, les élus et les associations étaient priés d’accepter sans broncher la construction et la mise en service des troisième et quatrièmes pistes de Roissy qui devaient permettre d’atténuer les nuisances en fluidifiant le trafic.

Comme l’ensemble des Franciliens impactés par les nuisances aériennes, le CIRENA a rapidement constaté que les pouvoirs publics avait menti aux populations.
Dès l’arrivée de Robien, élu de la Somme, au ministère des Transports, la troisième plate forme est passée à la trappe. Il en a été de même du plafonnement du nombre des passagers. Les promesses pouvaient être balayées puisque les troisième et quatrième pistes de Charles de Gaulle allaient être opérationnelles et c’était cela qui importait !
Durant la même période, l’Etat procédait à la réorganisation générale du trafic dans le ciel de l’Ile de France, là encore sous le prétexte d’améliorer la situation des survolés. Les populations du nord-ouest francilien se sont au contraire rapidement rendues compte de la dégradation de la situation : survols incessants, de jour comme de nuit à des altitudes scandaleusement basses.

3. Le CIRENA ne s’est jamais prononcé  en faveur d’une troisième plateforme, pour au moins deux raisons.

- Cette plateforme aurait mis une quinzaine d’années avant d’être opérationnelle. Roissy durant ce temps aurait continué de se développer. La troisième plate forme n’aurait donc pas entraîné une diminution des nuisances en Ile de France.
- Une troisième plateforme aurait probablement  induit du trafic supplémentaire dans le Bassin Parisien et en Ile de France (Un aéroport supplémentaire, des liaisons Roissy-Troisième aéroport etc.).

Le rapport Gonnot (2OO3) évoquait la possibilité d’une cinquième et sixième piste sur le site de Roissy Charles De gaulle. Cette idée a (provisoirement ?) été abandonnée mais le nouveau PEB prévoit l’augmentation du nombre de mouvements annuels à 68O OOO et la dilatation géographique de la zone de nuisances en créant une zone D (127 communes sont concernées par le PEB de Roissy !). Dans un premier temps, l’ACNUSA avait rejeté ce PEB estimant que le nombre de mouvements sur Roissy allait augmenter au-delà de 75O OOO.
On ne peut malheureusement que constater que Roissy-CDG est à lui seul le deuxième et le troisième aéroport !

4. Depuis sa création, le CIRENA demande l’adoption à court terme de trois mesures fondamentales relevant du bon sens :

- Limitation à 500.000 du nombre de mouvements annuels sur Roissy dans un premier temps (2 fois Orly).
Les choix des pouvoirs publics développés plus haut vont à l’encontre de ce souhait. Ce n’est pas au CIRENA à souffler à l’Etat les solutions qui permettraient aux populations de ne plus être les victimes de ce système infernal mis en place par l’Etat.
Il existe cependant des pistes que les associations ont suggérées depuis longtemps:
- transfert d’une partie du fret à Vatry et développement de liaisons ferrées rapides entre Vatry et Roissy (type Vatry-Carex pour le fret et TGV) ;
-  développement du trafic passager à Vatry notamment par le transfert des vols low cost et des vols de nuit ;
-  développement du TGV et du transport ferré de fret ;
- transfert des vols charter sur les aéroports de régions, à condition que ces aéroports ne soient pas enclavés dans des zones urbaines ;
etc.
- Relèvement à 3.000 mètres des altitudes de survol des zones très urbanisées du Nord-Ouest Francilien et modification des procédures d’approche.
Rien ne justifie en effet les survols en paliers à des altitudes inférieures à 1OOO mètres sur des dizaines de kilomètres avant l’atterrissage. Dans son rapport annuel, l’ACNUSA demande la mise en œuvre de la descente continue depuis plusieurs années.

- Suppression des vols de nuit entre 23h et 7h afin de respecter les recommandations de l’OMS en matière de sommeil.


En espérant vous avoir apporté les informations (non exhaustives) que vous souhaitiez, je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de ma meilleure considération.

JF MICHEL.
CIRENA.


Pour le CIRENA
Le président : JF MICHEL.


Communiqué de presse du CIRENA [09/02/2009] - Auteur : vdisanzo

Conflans, le 9 février 2009


Communiqué de presse du CIRENA


Objet : Le CIRENA devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme


Le 4 février 2009, le CIRENA a adressé par l’intermédiaire de son avocate, Maître Corinne Lepage, une requête à la Cour Européenne des Droit de l’Homme demandant, au nom de la défense des droits fondamentaux des personnes, l’annulation du Plan d’Exposition au Bruit (PEB) de l’aéroport de Roissy CDG.

Cette requête fait suite à l’arrêt du Conseil d’Etat du 7 août 2OO8 qui a rejeté le recours en annulation du PEB présenté devant cette haute juridiction par le CIRENA.

Le Conseil d’Etat s’est prononcé sur la forme. La CEDH devra se prononcer sur le fond et répondre à ces questions :

- le PEB de Roissy, qui concerne désormais 127 communes pour la plupart totalement urbanisées depuis longtemps et qui envisage une augmentation à 680 000 du nombre de mouvements annuels sur Roissy (555 000 actuellement), est-il un instrument valable pour garantir la santé, l’environnement et le patrimoine des millions de Franciliens qui  vivent sous les avions ?

- le PEB de Roissy qui officialise une dilatation sans précédent de la zone des nuisances a-t-il pour objectif du fait des contraintes urbanistiques qu’il impose aux populations qui y vivent de « stériliser » une partie de la Région Ile-de-France ?

- le PEB de Roissy, qui impose une augmentation du coût de construction des logements neufs du fait notamment des contraintes d’insonorisation et une diminution du prix de vente des logements anciens du fait de l’inscr1ption des nuisances aériennes sur les actes notariés, ne va-t-il pas  paupériser des zones entières du nord-ouest francilien ?


- Le PEB de Roissy  ne masque-t-il pas, finalement, une procédure d’expropriation déguisée et à bon compte, ceux qui le peuvent vendant à perte leurs biens pour fuir des zones sinistrées, les autres restant au prix de leur santé dans des villes à l’environnement dégradé ?

- La mise en œuvre du PEB malgré son rejet par la plupart des communes concernées, le Conseil Général du Val d’Oise qui a également déposé un recours en annulation, la Commission Consultative de l’Environnement (CCE) de Roissy, les 18 OOO personnes qui se sont exprimées contre lors de l’enquête publique, ne constitue-t-elle pas un déni total de démocratie ?

Le CIRENA compte sur la sagesse des juges européens pour apporter à toutes ces questions les réponses qui conviennent et pour obliger l’Etat Français à annuler ce PEB inacceptable et à prendre enfin de vraies mesures de protection des Franciliens contre les nuisances aériennes.  


Pour le CIRENA,
 
JF MICHEL
Président


Communiqué de presse [02/02/2009] - Auteur : vdisanzo

COMMUNIQUE DE PRESSE

Saint-Prix, le 28 janvier 2009

Les associations concernées par les nuisances aériennes, la protection de l’environnement et le cadre de vie se sont réunies le 22 janvier 2009. Elles ont décidé la création de la Convergence Associative.

Confrontées à la densité du trafic aérien en Ile-de-France, et pour protéger la santé des populations survolées, ces associations réclament de façon unanime et en urgence la réduction significative des nuisances aériennes :

1. En établissant un couvre-feu d’une durée de 8 heures consécutives, selon les recommandations de l’OMS, sur toutes les plates-formes de la région parisienne en évitant toute tentative de report du trafic et de nuisances sur d’autres populations.

2. En plafonnant le nombre de mouvements du trafic aérien en Ile-de-France.

3. En améliorant les procédures d’approche et en appliquant le relèvement des altitudes de survol.

Enfin, elles demandent que ces revendications soient prises en compte dans la future charte de développement durable de Roissy CDG.

Associations signataires à ce jour :
UFCNA composée de 43 associations sur le territoire
ACNAB, ADCAH, ADERA, ADEV, ADNA92, ADVOCNAR, Aéronautique et Environnement, Alternative citoyenne pour Beauchamp, Amis de la Forêt d’Ecouen, Alerte Nuisances Aériennes, ARAV / CN, AREC, ASQA, AVNA, AVV, CIRENA, CSNA, Décibel Environnement de Seine-et-Marne, DIRAP, FORUM CNA, Ecouen Environnement, Essonne Nature Environnement, FCPE 95, GAM-MCY, les Amis de la Terre, Naturellement Nanterre, Oxygène de la Cité Retrouvée, Qualité de Vie de la Borde Montesson 78, Rueil d’Abord Rueil Future, SOS Soisy Environnement, SOS Vallée de Montmorency, UASF, Val d’Oise Environnement, Ville et Aéroport, Vivre à Thieux, …

Contacts Médias : Alain Peri : 06 07 73 08 24, Patric Kruissel : 06 08 04 28 25


Lettre à Monsieur Jean-Paul Huchon [24/01/2009] - Auteur : vdisanzo

Monsieur Jean-Paul Huchon
Président de la Région Ile de France.
33, rue Barbet de Jouy
75007  Paris

Conflans, le 11 novembre 2OO8

Monsieur le Président,


Nous avons pris connaissance de la dernière version du SDRIF.

L’article 7, qui aborde la question des nuisances aériennes,  nous semble très en retrait par rapport à la motion que le Conseil Régional avait votée en mars 2OO7.

Le CIRENA regrette que l’exigence d’un couvre feu de 8 heures d’affilée ne figure plus dans le document.
Il regrette également que la référence à un nombre maximum de mouvements annuels sur cet aéroport ait été supprimée.

L’Etat et les CCI ont sans doute argué du développement économique et du rôle international de la Région-Capitale pour justifier la croissance sans frein de Roissy-CDG.
Nous imaginons les très fortes pressions que la Région a dû subir.

Ces pressions ne doivent cependant pas occulter les nuisances et leurs multiples conséquences sur la qualité de vie, la santé, le patrimoine de plus de trois millions de franciliens.

Le CIRENA souhaite, avec l’aide de la Région, mesurer l’ensemble des coûts externes du fonctionnement de la plate-forme de Roissy CDG. Un tel bilan confirmera ou infirmera la pertinence des choix opérés par les pouvoirs publics.

Nous avons demandé à Guillaume Faburel (Université de Paris XII) de nous établir un devis pour réaliser  cette étude. Celui-ci se monte à 1OO OOO euros.

Nous avons déjà évoqué cette question dans plusieurs courriers que nous vous avons adressés et abordé la question avec M. S GOZLAN, votre conseiller en matière d’environnement.

M. GOZLAN, qui nous a rappelé que la Région ne subventionnait pas directement les associations nous a affirmé que celle-ci était prête à financer  l’étude  à hauteur de 5O%.
Des collectivités locales et des associations nous ont promis une participation financière.

Nous ne pouvons cependant  aller plus loin dans notre démarche tant qu’il ne nous est pas possible de montrer un document écrit signé par le Président de Région  confirmant son engagement dans le financement partiel de l’étude Faburel.

Nous souhaitons donc recevoir un courrier allant dans ce sens et sommes prêts à vous rencontrer afin d’expliciter notre démarche et de vous remettre un certain nombre de documents pour l’étayer.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la Région Ile de France, à l'assurance de notre meilleure considération.


Pour le CIRENA
Le Président : JF MICHEL.


Lettre à Mr le Préfet de la Région [24/01/2009] - Auteur : vdisanzo

Mr le Préfet de la Région Ile-de-France
29, rue Barbet de Jouy
75700-Paris

Conflans le, 7 novembre 2OO8

Objet : Demande de réunion du Comité Permanent de la CCE de Roissy CDG

 

Monsieur le Préfet,


Au cours de la réunion de la CCE de Roissy du 11 juillet 2008, vous nous avez demandé de vous faire parvenir nos questions par écrit afin d’y apporter les meilleures réponses possibles lors de la réunion du Comité Permanent que vous comptiez tenir dès la première quinzaine de septembre (voir dernière page du compte-rendu).

Par son courrier du 15 juillet 2008, le CIRENA vous a donc transmis ses questions et depuis, nous restons dans l’attente de cette réunion. C’est pourquoi, nous vous demandons par la présente, de bien vouloir réunir au plus vite le Comité Permanent de la CCE de Roissy CDG.

A ces questions de juillet dernier, nous souhaitions en ajouter deux qui nous semblent fondamentales :

- Comment peut-il se faire qu’un groupe d’élus dont les communes sont situées plus à l’ouest, sous le doublet sud, ait pu  récemment obtenir de la DGAC la fermeture de la procédure d’atterrissage MOSUD entre  22h20 et 7h, entraînant ainsi un report du trafic pendant cette période très sensible sur le doublet nord, donc le survol de zones bien plus  urbanisées ?
Cette décision nous semble totalement injuste et inadaptée. Elle explique en grande partie l’augmentation inconsidérée du trafic au-dessus des villes que nous défendons.
Nous souhaitons que vous interveniez de toute urgence sur ce dossier et fassiez annuler cet arrangement « entre amis » inadmissible et anti-démocratique car obtenu en coulisse.

- Madame Morizet nous promet un relèvement de 300 mètres des hauteurs de survol en 2011. Cette décision va dans le bon sens mais nous sommes inquiets de la réalité de son application. Qu’en est-il en effet des hauteurs actuelles de survol ?
Vous pourrez constater sur le système VITRAIL installé à la Maison de l’Environnement de Roissy, que les  aéronefs survolent nos villes du nord-ouest francilien, notamment Conflans-Ste-Honorine (30 km de Roissy, 36 OOO habitants, hors PEB), à des hauteurs largement inférieures (700 m) à celle de l’interception de l’axe ILS (900 m, le plus bas des deux grands aéroports parisiens) situé au niveau de Sannois  (18 km de Roissy).
Nous souhaitons que vous interveniez le plus rapidement possible pour exiger que  ces avions ne descendent pas si  bas aussi tôt, ce qui les oblige ensuite à remonter de 200 mètres sur  une distance de 12 km en remettant les gaz au dessus de nos villes. Cette procédure d’approche insensée entraîne en effet de multiples pollutions  et nuit évidement à la santé de milliers de franciliens.


Restant dans l’attente de votre convocation, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre meilleure considération.

Pour le CIRENA,
Jean-François MICHEL
Président


Lettre à M. Jacques DERMAGNE [24/01/2009] - Auteur : vdisanzo

Conflans, le 29 octobre 2OO8

M. Jacques  DERMAGNE
Président du Conseil Economique et Social
Palais d’Iéna
75OO8 PARIS

Objet : Charte de Roissy CDG


Monsieur le Président, 

Le 7 mai 2008, nous avons été auditionnés par vos collaborateurs.

A cette occasion, nous vous avons adressé par leur intermédiaire un courrier confirmant notre position sur le développement sans frein de la plateforme de Roissy CDG.

Nous attirions notamment votre attention sur les risques qu’une concentration excessive du trafic aérien dans une même région pouvait faire courir à l’emploi en cas de crise.

Nous y voici : la crise est là. Faute d'une écoute suffisante des populations et de leurs représentants, la déconcentration  qui ne va pas manquer de s’imposer  brutalement va se traduire par perte d’emploi et chômage pour de nombreuses personnes travaillant sur la plate forme et dans les entreprises qui lui sont liées. Les bassins d’emplois situés dans les départements du Val d’Oise, de Seine Saint Denis et de Seine et Marne vont être durement touchés ce qui ne va pas manquer de poser de graves problèmes à la Région Ile de France.

Le 20 septembre dernier,  lors d'un Conseil Municipal Géant au Trocadéro, près d'une centaine de Maires ont voté une délibération demandant la suppression totale des vols de nuit sur Roissy CDG, 8 heures d'affilée (23h/7h) comme le recommande l'OMS.

Le 30 septembre, lors d'une réunion de l'ACNUSA, nous apprenons que la DGAC et ADP viennent enfin de reconnaître, plus de 10 ans après le début de la réorganisation du trafic en Ile-de-France (commencée par la procédure MOSUD de 1996), que les avions volent trop bas (700 mètres d'altitude au-dessus de nos villes dans le nord-ouest francilien à  plus de 30 km de Roissy en atterrissage face à  l'est) et que la descente continue dont ils nous parlent depuis 5 ans avec beaucoup de réticences pour Roissy (trop de trafic et difficultés dues aux doublets parallèles) deviendrait soudainement la solution miracle.

Ces trois événements montrent bien la justesse des trois principales revendications du CIRENA que nous répétons inlassablement depuis 4 ans :

- Relèvement des altitudes de survol de nos villes du Nord-Ouest Francilien au-dessus de 3000 mètres et amélioration des trajectoires et des procédures d’approche ;

- Limitation impérative du nombre de mouvements annuels sur Roissy à un maximum de 500.000 (2 fois Orly) ;

- Suppression définitive des vols de nuit et instauration d’un véritable couvre-feu de huit heures d’affilée sur Roissy (de 23h à 7h) comme le recommande l’Organisation Mondiale de la Santé.

Afin d'apporter une contribution supplémentaire à  la rédaction de la charte de l'aéroport de Paris CDG dont vous nous aviez promis une première version pour la mi-septembre lors de votre réunion du 26 juin Palais d’Iéna, vous trouverez ci-joint, la motion votée lors de notre Assemblée Générale du 16 octobre 2008.

Vous en souhaitant bonne réception et restant à votre disposition pour toute information complémentaire, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre meilleure considération.


Pour le CIRENA,
Jean-François MICHEL.


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