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| Main gauche, main droite ! [10/06/2010] - Auteur : vdisanzo |
Conflans, le 9 juin 2O1O
Main gauche, main droite !
L’annonce par le PDG d’Aéroport De Paris (ADP), M. Pierre Graff, de l’ouverture en 2O12 d’une nouvelle salle d’embarquement pouvant accueillir plus de 7 millions de passagers par an montre le double jeu que poursuit l’administration avec les Franciliens et leurs associations.
D’une part, la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) et les pouvoirs publics, sous le prétexte de la concertation avec les associations, ont multiplié les commissions, les comités, les groupes de réflexions (Commission Consultative de l’Environnement de Roissy, Commission « Réduction des nuisances aériennes » du Groupe de réflexion pour l’application des mesures du rapport Dermagne, Comité de Concertation Régionale mis en place par le Préfet de Région, D. Canepa etc.) et annoncé quelques mesurettes susceptibles de soulager les survolés mais dont l’application continuent de se faire attendre.
D’autre part, ADP poursuit sa stratégie de développement, avec la bénédiction de la même DGAC et des mêmes pouvoirs publics qui ont le même objectif : développement du trafic aérien et augmentation des capacités de Roissy Charles de Gaulle pour en faire le premier aéroport européen.
Le CIRENA considère qu’il ne peut y avoir de soulagement des populations survolées si le trafic continue d’augmenter et demande le plafonnement immédiat à 5OO OOO du nombre de mouvements annuels sur Roissy.
Le CIRENA dénonce la fausse concertation poursuivie par la DGAC qui n’a comme objectif que de calmer la contestation, affaiblir les associations en les épuisant, en les divisant tout en les compromettant.
Dans ces conditions, le CIRENA s’interroge sur la poursuite de sa participation à ce dialogue de sourds.
Pour le CIRENA Le porte parole , JF MICHEL
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| Eyjafjöll [10/05/2010] - Auteur : vdisanzo |
L’épisode inattendu de l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll a montré deux choses :
- La violence inouïe subie quotidiennement par des millions de personnes du fait du trafic aérien. Pour la première fois depuis des années les populations du nord ouest francilien ont pu goûter le silence et jouir de choses aussi naturelles que la tranquillité et le plaisir d’être dans son appartement, sa maison, son jardin. Cette interruption des nuisances a fait comprendre à beaucoup l’état de stress et d’anxiété dans lesquels on les oblige à vivre et toutes les conséquences que cela peut avoir sur leur santé, leur équilibre, leur épanouissement personnel.
- La fragilité de l’économie de notre région. La paralysie brutale du trafic aérien si elle s’était prolongée aurait entraîné un blocage des circuits économiques et se serait traduit en Ile de France par des fermetures d’entreprises et un développement important du chômage avec les conséquences sociales qu’on peut imaginer.
Les populations ne peuvent comprendre que l’Etat s’obstine à favoriser le développement du trafic aérien d’une part et de Roissy Charles de Gaulle d’autre part.
Développer Roissy aujourd’hui ne peut se faire qu’au prix du sacrifice de la santé, l’environnement et le cadre de vie de millions de personnes. C’est intolérable.
Développer le transport aérien en utilisant l’argument erroné que la mondialisation entraîne une hausse générale du niveau de vie est irresponsable et ne prépare pas au monde de demain qui sera un monde aux coûts des transports élevé du fait de la raréfaction des énergies fossiles et de la taxation du kérosène et qui nécessitera obligatoirement une relocalisation des activités économiques dans notre pays et dans notre région.
Le CIRENA demande en conséquence aux pouvoirs publics de tirer les leçons qui s’imposent de cet événement qui doit être considéré comme un avertissement.
Pour le Bureau du CIRENA JF MICHEL Porte-parole
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| Aérodrome des Mureaux [17/03/2010] - Auteur : vdisanzo |
Conflans, le 23 février 2O1O
« Le fonctionnement de l’aérodrome des Mureaux est une source de nuisances importantes pour les habitants des communes situées à sa proximité. Cet aérodrome, qui ne crée pas d’emploi est destiné uniquement à l’aviation de loisir.
Le CIRENA ne peut accepter que les loisirs de quelques privilégiés entraînent une dégradation supplémentaire de la qualité de vie d’une population déjà exposée à de multiples nuisances.
En conséquence, le CIRENA demande aux autorités municipales et à la DGAC : - d’effectuer les contrôles nécessaires afin que tout aéronef ne respectant pas le tour de piste ou survolant les zones urbanisées non autorisées soit automatiquement et sévèrement sanctionné ; - de renoncer à autoriser les mouvements d’ULM, quels qu’ils soient, sur cet aérodrome ; - de garantir aux communes concernées que le trafic de l’aérodrome de Saint-Cyr l’Ecole ne se déportera pas sur celui des Mureaux, ce qui entraînerait un transfert de nuisances intolérables pour lesdites communes ; - de renoncer à la mise en œuvre d’un PEB qui prévoit le nombre hallucinant de 2OOOO mouvements annuels.
Si les autorités municipales et la DGAC se montraient dans l’incapacité de s’engager sur ces quatre points, le CIRENA, au nom de la sauvegarde de la qualité de vie des populations concernées, exprimerait alors le souhait que l’aéroport des Mureaux cesse purement et simplement ses activités. »
Pour le Bureau du CIRENA Le porte parole : Jean-François MICHEL.
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| Tous égaux devant les nuisances aériennes ! [24/01/2010] - Auteur : vdisanzo |
Depuis des années, le CIRENA demande la mise en œuvre d’une étude exhaustive des coûts externes du fonctionnement de la plate forme de Roissy.
En effet, si cette plate-forme crée de la richesse et de l’emploi, son fonctionnement à proximité des zones les plus urbanisées de France présente un coût social, sanitaire, environnemental et patrimonial considérable.
Ainsi, la dévaluation du patrimoine de centaines de milliers de Franciliens propriétaires de leur logement acquis au prix d’une vie de travail peut se compter en centaines de millions d’euros.
Le CIRENA estime que les populations du Nord ouest francilien riveraines de Roissy ou survolées doivent recevoir des aides et des compensations pour les nuisances qu’elles subissent et pour la dévaluation de leurs biens.
L’administration a implicitement intégré ce principe puisque les populations vivant dans la zone affectée d’un plan de gêne sonore (PGS) reçoivent, avec parcimonie, des aides à l’insonorisation.
Afin que nul ne soit lésé du fait des nuisances sonores aéroportuaires, le CIRENA demande à l’administration de procéder immédiatement à un certain nombre de réajustements afin de rétablir le principe d’égalité inscrit dans la constitution :
-Extension des limites du Plan de Gènes Sonores aux limites du Plan d’Exposition au Bruit ; -Attribution de droits spécifiques aux riverains de la zone D du PEB qui actuellement n'ont que des devoirs. Depuis l’adoption par arrêté inter-préfectoral d’avril 2OO7 du nouveau PEB de Roissy, deux communes des Yvelines sont concernées par la zone D du PEB de Roissy : Saint Germain en Laye et Achères ;
- Obligation de supprimer les nuisances au-delà de la limite du PEB. Actuellement 127 communes sont concernées par le PEB de Roissy. De nombreuses communes sont très impactées par les nuisances aériennes générées par le trafic de Roissy bien que située à l’extérieur du PEB ;
- Réductions des taxes foncières et habitation pour les riverains et survolés des zones PEB et hors PEB souffrant des nuisances aériennes ;
- Financement de la décote immobilière subie (20% du prix de vente d'après l'étude de Guillaume Faburel) par les riverains et survolés lors de la revente de leur bien alors qu'aucun survol ou projet de survol n'était prévu à l'achat.
- Rachat du logement au prix moyen du département avec une aide au déménagement, des riverains et survolés demandeurs qui se retrouvent sous les rails aériens (méthode Mésange) en zones PEB ou hors PEB. Le CIRENA estime que ce n’est pas à la collectivité à prendre en charge les dépenses occasionnées par la mise en œuvre de ces mesures au coût faramineux car cela s’assimilerait à une double peine pour les victimes des nuisances qui devraient payer avec l’argent de leurs impôts les aides et les subventions auxquelles elles ont droit.
Le CIRENA estime qu’il faut prélever immédiatement sur ceux qui profitent de la richesse générée par le transport aérien (compagnies aériennes, gestionnaires d’aéroports etc.) le coût énorme de leur financement.
Ce faisant, l’établissement de la vérité sur les coûts externes du fonctionnement de Roissy aura fait un grand pas.
Le Bureau du CIRENA
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| Aux candidats aux élections régionales [30/11/2009] - Auteur : vdisanzo |
En 2O1O auront lieu les élections régionales. Le CIRENA (Collectif Interassociatif de Refus des Nuisances Aériennes) compte bien se servir de ce scrutin comme d’une tribune pour interpeller les différentes listes en compétition et mettre la question des nuisances aériennes au centre du débat politique régional.
Depuis sa création, le CIRENA conteste la volonté de l’Etat exprimée notamment dans le Plan d’Exposition au Bruit (PEB) de Roissy ou dans le Rapport Dermagne commandé par le Président de la République (« Pour un développement durable de l’aéroport de Roissy ») de continuer à développer les capacités de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Il semble impensable en effet de voir passer son nombre de mouvements annuels de 54O OOO actuellement à 75O OOO voir 8OO OOO dans les années à venir.
En effet :
- Le coût écologique du transport aérien est insupportable Les nuisances sonores et chimiques engendrées par le trafic sinistrent la vie de millions de Franciliens; ce trafic émet des gaz à effet de serre mais aussi du Nox, des suies et des micro particules. Le bruit et la pollution chimique entrainent une dégradation de la qualité de vie des personnes exposées et ont des conséquences sanitaires évidentes : stress, troubles du sommeil, angoisse, maladies cardiovasculaires etc.
- Son coût économique et social est non quantifié mais considérable Les tenant du développement de Roissy et du trafic aérien privilégient l’argument économique : ce qui est bon pour Roissy est bon pour l’Ile de France, porte de l’Europe et première région européenne. Roissy crée de l’emploi et de la richesse.
Mais à quel prix !
- Le développement de l’aérien promeut un modèle de société qui repose sur des coûts de transports réduits (ainsi le kérozène n’est pas taxé) mais au coût environnemental et social très élevé : pollutions évoquées plus haut, tourisme de masse destructeur etc.
- Les coûts externes du fonctionnement d’un aéroport comme celui de Roissy doivent être pris en considération, ce qui n’est jamais le cas : dépense de santé, dégradation de la qualité de vie, dévaluation du patrimoine, paupérisation de certaines villes. Le Nord-ouest francilien est particulièrement impacté : ainsi le PEB de Roissy affecte 127 communes, la plupart en Ile de France. L’inscr1ption dans le PEB entraine une multitude de contraintes et d’obligations pour les habitants de ces communes. En outre ces nuisances s'étendent bien au-delà de la zone concernée par le PEB puisque les aéronefs en phase d’atterrissage face à l’est survolent l’Ile de France à 900 mètres d’altitude sur des dizaines de kilomètres.
- Une crise de l’industrie aérienne est envisageable dans la perspective d’une augmentation importante du coût du carburant du fait de la raréfaction des énergies fossiles. Dans ce cas, une région qui aura développé une part importante de son économie autour de cette activité sera sinistrée, des milliers d’emplois seront détruits et le taux de chômage s’envolera.
Les listes en compétition devront donc formuler des propositions à court terme, pour soulager immédiatement les populations du nord ouest francilien impactées par les nuisances de Roissy (et du Bourget) :
- établissement immédiat d’un couvre feu de huit heures d’affilée sur l’aéroport Roissy Charles de Gaulle (C’est déjà le cas à Orly) ; - réhaussement immédiat des altitudes de survols des zones urbanisées et modification des procédures d’approche ; il faut mettre fin au scandale des atterrissages par paliers et obliger l’administration à mettre en œuvre les procédures d’atterrissage en descente continue qu’elle teste depuis des années ; - plafonnement du nombre de mouvements à 5OO OO dans un premier temps sur Roissy ; Il faut savoir qu’une partie importante du trafic de Roissy est constituée de vol de transit et de fret. Il n’y a aucune justification pour que ces activités se fassent aux portes de la région la plus urbanisée de France au prix des nuisances évoquée plus haut. Plus Roissy se développe, plus il est difficile de mettre un frein à son développement. Il faut donc le faire maintenant et de manière urgente en transférant une partie des activités de Roissy à Vatry, en développant le fret ferroviaire etc.
Le CIRENA interpelle dès aujourd’hui les listes en compétition afin qu’elles adoptent ces propositions et s’engagent à tout faire pour qu’elles soient mises en œuvre si elles se retrouvent en capacité de diriger la Région.
Le Président du CIRENA Jean-François MICHEL.
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| Assemblée Générale [10/11/2009] - Auteur : vdisanzo |
| Le CIRENA vous convie à son Assemblée Générale Ordinaire
Le Mardi 15 Décembre 2009 à 20h30
Salle Eugène Lecorre à Conflans-Sainte-Honorine
(Quai Eugène Lecorre, près des piles du pont de la RN 184, direction Andrésy)
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| FLASH-MOB du Samedi 16 Mai à Roissy CDG [11/05/2009] - Auteur : vdisanzo |
Participez à la FLASH-MOB du Samedi 16 Mai 2009 à Roissy CDG, cette FLASH-MOB est un rassemblement simultané dans plusieurs grands aéroports européens : Francfort, Londres, Amsterdam, Bruxelles et Paris dans le but de protester contre l’extension de Roissy CDG et contre les vols de nuit.
Cette action originale, pacifique et festive aura lieu le 16 mai à 11 heures et jouera essentiellement sur le visuel et l’effet de surprise pour capter l’attention des médias français et européens. Un accessoire visuel commun à tous les manifestants sera remis à chaque participant et marquera l’unité de cette « FLASH MOB ».
Rendez-vous TERMINAL 2 Sortie RER - niveau départ à 10h45 précise
Veuillez trouver le descriptif de la FLASH-MOB dans le fichier téléchargeable ci-dessous.
http://teaser.cirena.teaser-hosting.com/download/FLASHMOBCIRENA.pdf
Cordialement
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| Lettre à la FNAUT [10/04/2009] - Auteur : vdisanzo |
Collectif Inter-associatif du Refus des Nuisances Aériennes Maison de Quartier du Vieux Conflans 4, Place de l’Eglise 78700 Conflans Sainte-Honorine
JF MICHEL CIRENA
A Monsieur J. SIVARDIERE FNAUT (Fédération Nationale des Associations d'Usagers des Transports) Conflans, le 18 mars 2OO9
Monsieur,
Le CIRENA a été crée en 2OO4, pour défendre les populations du nord-ouest francilien atteintes dans leur santé, leur environnement et aussi leur patrimoine par les nuisances aériennes générées par le trafic en provenance et en direction de Roissy CDG
1. Du fait des ses statuts et de son objet, le CIRENA ne s’est pas prononcé sur le trafic aérien en tant que tel. Cependant il en dénonce les nuisances sonores et chimiques, le coût sanitaire, environnemental et patrimonial. Il demande d’ailleurs que l’ensemble de ces coûts externes (ce qu’on peut appeler le passif) soit clairement calculé afin d’établir le bilan réel du fonctionnement de la plateforme. Le CIRENA émet des doutes sur la notion même de développement durable appliqué au trafic aérien et l’avant projet de « Charte de développement durable de Roissy» préparé par J. Dermagne à la demande du Président de la République n’a fait que les renforcer. Le CIRENA a publiquement fait savoir qu’il ne signerait pas une Charte qui ne retiendrait que les propositions de développement sans tenir compte des desideratas des populations et de leurs associations.
Le CIRENA ne conteste pas l’existence de l’aéroport de Roissy même s’il doute de la pertinence de sa localisation qui oblige les aéronefs à des survols incessants des zones les plus urbanisées de France.
2. Par contre le CIRENA conteste la volonté des pouvoirs publics, aiguillonnés par les Chambres de Commerce et d’Industrie de développer sans frein la plate-forme de Roissy Charles-De Gaulle.
Au milieu des années 9O, l’Etat, avait promis une limitation du nombre des passagers et la création d’un troisième aéroport dans la Somme. En échange, les populations, les élus et les associations étaient priés d’accepter sans broncher la construction et la mise en service des troisième et quatrièmes pistes de Roissy qui devaient permettre d’atténuer les nuisances en fluidifiant le trafic.
Comme l’ensemble des Franciliens impactés par les nuisances aériennes, le CIRENA a rapidement constaté que les pouvoirs publics avait menti aux populations. Dès l’arrivée de Robien, élu de la Somme, au ministère des Transports, la troisième plate forme est passée à la trappe. Il en a été de même du plafonnement du nombre des passagers. Les promesses pouvaient être balayées puisque les troisième et quatrième pistes de Charles de Gaulle allaient être opérationnelles et c’était cela qui importait ! Durant la même période, l’Etat procédait à la réorganisation générale du trafic dans le ciel de l’Ile de France, là encore sous le prétexte d’améliorer la situation des survolés. Les populations du nord-ouest francilien se sont au contraire rapidement rendues compte de la dégradation de la situation : survols incessants, de jour comme de nuit à des altitudes scandaleusement basses.
3. Le CIRENA ne s’est jamais prononcé en faveur d’une troisième plateforme, pour au moins deux raisons.
- Cette plateforme aurait mis une quinzaine d’années avant d’être opérationnelle. Roissy durant ce temps aurait continué de se développer. La troisième plate forme n’aurait donc pas entraîné une diminution des nuisances en Ile de France. - Une troisième plateforme aurait probablement induit du trafic supplémentaire dans le Bassin Parisien et en Ile de France (Un aéroport supplémentaire, des liaisons Roissy-Troisième aéroport etc.).
Le rapport Gonnot (2OO3) évoquait la possibilité d’une cinquième et sixième piste sur le site de Roissy Charles De gaulle. Cette idée a (provisoirement ?) été abandonnée mais le nouveau PEB prévoit l’augmentation du nombre de mouvements annuels à 68O OOO et la dilatation géographique de la zone de nuisances en créant une zone D (127 communes sont concernées par le PEB de Roissy !). Dans un premier temps, l’ACNUSA avait rejeté ce PEB estimant que le nombre de mouvements sur Roissy allait augmenter au-delà de 75O OOO. On ne peut malheureusement que constater que Roissy-CDG est à lui seul le deuxième et le troisième aéroport !
4. Depuis sa création, le CIRENA demande l’adoption à court terme de trois mesures fondamentales relevant du bon sens :
- Limitation à 500.000 du nombre de mouvements annuels sur Roissy dans un premier temps (2 fois Orly). Les choix des pouvoirs publics développés plus haut vont à l’encontre de ce souhait. Ce n’est pas au CIRENA à souffler à l’Etat les solutions qui permettraient aux populations de ne plus être les victimes de ce système infernal mis en place par l’Etat. Il existe cependant des pistes que les associations ont suggérées depuis longtemps: - transfert d’une partie du fret à Vatry et développement de liaisons ferrées rapides entre Vatry et Roissy (type Vatry-Carex pour le fret et TGV) ; - développement du trafic passager à Vatry notamment par le transfert des vols low cost et des vols de nuit ; - développement du TGV et du transport ferré de fret ; - transfert des vols charter sur les aéroports de régions, à condition que ces aéroports ne soient pas enclavés dans des zones urbaines ; etc. - Relèvement à 3.000 mètres des altitudes de survol des zones très urbanisées du Nord-Ouest Francilien et modification des procédures d’approche. Rien ne justifie en effet les survols en paliers à des altitudes inférieures à 1OOO mètres sur des dizaines de kilomètres avant l’atterrissage. Dans son rapport annuel, l’ACNUSA demande la mise en œuvre de la descente continue depuis plusieurs années.
- Suppression des vols de nuit entre 23h et 7h afin de respecter les recommandations de l’OMS en matière de sommeil.
En espérant vous avoir apporté les informations (non exhaustives) que vous souhaitiez, je vous prie de croire, Monsieur, à l’assurance de ma meilleure considération.
JF MICHEL. CIRENA.
Pour le CIRENA Le président : JF MICHEL.
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| Communiqué de presse du CIRENA [09/02/2009] - Auteur : vdisanzo |
Conflans, le 9 février 2009
Communiqué de presse du CIRENA
Objet : Le CIRENA devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme
Le 4 février 2009, le CIRENA a adressé par l’intermédiaire de son avocate, Maître Corinne Lepage, une requête à la Cour Européenne des Droit de l’Homme demandant, au nom de la défense des droits fondamentaux des personnes, l’annulation du Plan d’Exposition au Bruit (PEB) de l’aéroport de Roissy CDG.
Cette requête fait suite à l’arrêt du Conseil d’Etat du 7 août 2OO8 qui a rejeté le recours en annulation du PEB présenté devant cette haute juridiction par le CIRENA.
Le Conseil d’Etat s’est prononcé sur la forme. La CEDH devra se prononcer sur le fond et répondre à ces questions :
- le PEB de Roissy, qui concerne désormais 127 communes pour la plupart totalement urbanisées depuis longtemps et qui envisage une augmentation à 680 000 du nombre de mouvements annuels sur Roissy (555 000 actuellement), est-il un instrument valable pour garantir la santé, l’environnement et le patrimoine des millions de Franciliens qui vivent sous les avions ?
- le PEB de Roissy qui officialise une dilatation sans précédent de la zone des nuisances a-t-il pour objectif du fait des contraintes urbanistiques qu’il impose aux populations qui y vivent de « stériliser » une partie de la Région Ile-de-France ?
- le PEB de Roissy, qui impose une augmentation du coût de construction des logements neufs du fait notamment des contraintes d’insonorisation et une diminution du prix de vente des logements anciens du fait de l’inscr1ption des nuisances aériennes sur les actes notariés, ne va-t-il pas paupériser des zones entières du nord-ouest francilien ?
- Le PEB de Roissy ne masque-t-il pas, finalement, une procédure d’expropriation déguisée et à bon compte, ceux qui le peuvent vendant à perte leurs biens pour fuir des zones sinistrées, les autres restant au prix de leur santé dans des villes à l’environnement dégradé ?
- La mise en œuvre du PEB malgré son rejet par la plupart des communes concernées, le Conseil Général du Val d’Oise qui a également déposé un recours en annulation, la Commission Consultative de l’Environnement (CCE) de Roissy, les 18 OOO personnes qui se sont exprimées contre lors de l’enquête publique, ne constitue-t-elle pas un déni total de démocratie ?
Le CIRENA compte sur la sagesse des juges européens pour apporter à toutes ces questions les réponses qui conviennent et pour obliger l’Etat Français à annuler ce PEB inacceptable et à prendre enfin de vraies mesures de protection des Franciliens contre les nuisances aériennes.
Pour le CIRENA, JF MICHEL Président
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